François Bayrou très présent dans les médias
Pyrénées Presse (la République, l'Eclair), édition du 19/02/2013 - par Jean-Marc FAURE (à lire en intégralité dans l'édition "papier" des journaux)
(...) En se référant au seul site internet du MoDem, on s'aperçoit qu'au cours des trois derniers mois, François Bayrou a été invité 26 fois dans les médias nationaux (...) : 14 fois en novembre, 6 fois en décembre, 6 fois en janvier. On signale sa présence 5 fois en presse écrite, 8 fois en radio et 13 fois en télé. (...)
Cette constance devant les micros et les caméras n'étonne pas certains éditorialistes connus. Christophe Barbier par exemple. Le Directeur de l'Express observe que ce sont "les qualités intellectuelles de l'analyse politique de François Bayrou qui intéressent les médias"."Au début du quinquénat de Sarkozy, c'est lui qui a été le plus visionnaire avec "Abus de pouvoir" qui était un formidable livre" note l'éditorialiste.
Patrick Cohen, le patron de la Matinale de France Inter est également davantage intéressé par "la pertinence de l'analyse qu'a sa capacité de peser sur le cours des choses politiques". Le souletin Jean-Michel Aphatie, le chef du service politique de RTL, est plus nuancé. "Il représente quelqu'un de sincère, d'honnête" remarque l'interviewer tenace du petit matin. (...)
Et François Bayrou, qu'en pense-t-il ? "Dans une démocratie moderne, le forum politique n'est plus incarné par l'assemblée mais par les médias" relève le patron du MoDem qui s'exprime sur sa présence répétée dans les médias. Une manière d'affirmer que pour lui les cartes sont loin d'être battues une fois pour toutes.
(voir dans vos journaux les témoignages de Jean-Michel Apathie, Christophe Barbier, Patrick Cohen, et Gaël Sliman)
BAYROU : "le débat politique se joue dans les médias"
Pourquoi êtes-vous encore si présent dans les médias nationaux, malgré l'effondrement de votre parti, le MoDem, et la perte de votre mandat de député
"Dans le pays moderne d'aujourd'hui, le débat politique se joue dans les médias. Il y a des années que l'on n'a pas vu de débat qu'on pourrait qualifier de "formidable" à l'Assemblée nationale. Tous ceux qui ont joué un rôle majeur dans le débat politique de ces dernières années n'y sont pas ou plus : Ségolène Royal, Martine Aubry, Alain Juppé, Jean-Marie Le Pen, Jean-Luc Mélanchon, moi-même. Les voix cumulées du FN, du Parti de gauche et du MoDem représentent 40% de l'électorat aux dernières présidentielles et leurs députés ne se comptent que sur les doigts d'une seule main. Il n'y a plus aucune surprise dans les débats qui opposent le PS à l'UMP, c'est désespérant."
Pourquoi intéressez-vous les grands médiats nationaux ?
"Ceux que les méidas invitent, ce sont les personnalités qui ont une analyse, un regard. Ils ont constaté à travers le temps que tout ce que j'avais dit aux Français se réalisait presque au mot près. Cela les intéressent d'entendre et de voir développer des idées qu'ils savent pertinentes et qui peuvent intéresser leurs auditeurs. On voit tous les jours que les promesses abusives s'avèrent vaines. Quand un responsable politique dit à l'avance aux citoyens ce qui va se passer et montre le chemin pour s'en sortir, cela intéresse les médias. D'ailleurs, je refus plus d'émissions que je n'en accepte".
(...)
Ce statut du "sage" à la Rocard ou VGE vous convient-il ?
"Ce n'est pas du tout ma place. J'ai 25 ans de moins qu'eux. Je constate que mon courant politique a une singularité. Il ne ressemble pas aux autres. Cette sensibilité va à coup sûr jouer un rôle dans l'avenir, lequel consacrera l'échec de l'UMP et du PS qui rencontrent les mêmes difficultés. Je suis sûr que les Français se rendent comptent qu'ils doivent changer de logiciel et qu'ils doivent emprunter une toute autre vie politique. Cela va changer. Les indices s'accumulent".
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